Un projet concret pour les refuges de la SPA

Pendant les portes ouvertes, les membres de la liste Agissons pour la SPA se sont rendus dans plusieurs refuges. Didier à Rennes, Vitré chez lui à Chateaubourg, Martine à Marennes, Patrick à Cliron, Natacha à Morée, Thierry et Emilie à Hermeray, Plaisir, Orgeval, Gennevilliers et Valdencourt. Le week end dernier, Didier et Emilie se sont rendus au Mans au refuge d’Yvré Levêque.

Ce fut l’occasion pour nous de nous faire connaître mais surtout de mieux identifier les besoins du terrain.

Nous avons rencontré des bénévoles, des salariés et des responsables de refuge passionnés, enthousiastes et responsables. Nous avons assisté à plusieurs adoptions et tenons à saluer les compétences déployées pour que famille adoptante et animaux se trouvent et se correspondent. La capacité à cerner rapidement les besoins, possibilités et contraintes des adoptants alliée à une parfaite connaissance de la personnalité, des qualités et petits défauts des chiens et chats. Ces expériences démontrent combien un animal ne s’achète pas et la qualité des services d’adoption de la SPA !

Nous avons également été témoin des difficultés du terrain. Difficulté d’ordre matériel avec des refuges qui devront être rénovés au plus vite pour le bien des animaux mais aussi des salariés/bénévoles et des visiteurs ! Difficultés d’ordre managérial quand des clans se forment et opposent bénévoles/salariés, anciens/nouveaux, etc.

Sensibles à ces problématiques, nous voulons agir sur ces deux points :

  • Management et organisation :

L’activité d’un refuge est par sa nature même quelque chose de complexe et cette complexité naturelle s’accroît si l’on prend en compte :

–       la taille et l’histoire de chaque structure qui donnent à chacune des spécificités et une organisation particulière,

–       le fait qu’au quotidien, ces différentes tâches sont menées conjointement par des salariés dont c’est le métier et des bénévoles, dont certains sont très investis et expérimentés et d’autres beaucoup moins.

–       la forte charge affective que chacun des intervenants protecteurs ressent dans son action.

Tout cela conduit à des situations très variables d’un site à l’autre avec parfois des tensions très fortes et notamment des conflits peuvent surgir entre les bénévoles et les salariés.

Pour y remédier nous pensons qu’il faut :

  • Dans toute structure, il faut un manager, pour organiser les tâches à accomplir. En ce qui concerne les bénévoles, ce doit être le responsable du refuge ou le chef d’équipe. Par ailleurs, il faut veiller au recrutement attentif des bénévoles (sérieux, motivation, nombre cohérent avec les besoins du refuge, etc.), leur inscription obligatoire sur un planning, l’organisation de réunions régulières mais dont la fréquence est à définir en fonction du refuge, et la mise à disposition d’une boîte à idées.
  • que chacun sache ce qu’il doit faire : définir qui fait quoi au sein de l’équipe de direction du refuge que ce soit une délégation ou une équipe dirigeante salariée selon les grands principes de fonctionnement d’un refuge SPA. Ces grands principes fondés sur les valeurs qui nous unissent et animent les refuges SPA seraient réunis dans une charte unique adaptée localement.
  • que chacun sache comment faire , ce qui suppose que l’on développe la formation tant pour les salariés que pour les bénévoles avec des modules qui pourraient être par exemple :Education canine, secourisme animalier, réglementation, informatique, enquêtes ,ect…Un livret d’accueil devrait être remis aux bénévoles comme cela existe pour les délégués enquêteurs.
  • que le siège soit mis au service des refuges : renforcement des relations entre les équipes du siège et les équipes des refuges et dispensaires (prévoir des visites de refuges par les salariés du siège et réciproquement), pour que chacun intègre les contraintes des uns et des autres. L’amélioration des délais de traitement par le siège des demandes émanant des refuges et des dispensaires doit être examinée. Il faut également recenser les problèmes récurrents auxquels sont confrontés les équipes des refuges et des dispensaires afin d’harmoniser les procédures à mettre en place en réponse à ces problèmes.
  • que des structures nouvelles soient mises en place pour s’assurer du respect de la charte et résoudre les éventuels conflits internes : création d’un service d’audit et d’inspection, nomination au sein du Conseil d’administration d’un « médiateur refuge » : inspiré du médiateur de la République, ce médiateur pourrait être saisi en cas de difficulté ne pouvant être résolue localement ou au siège par n’importe quel salarié, bénévole, responsable, délégué président, voire visiteur.

 

  • Difficultés matérielles : la rénovation des refuges et dispensaires

Les refuges et les dispensaires doivent être rénovés pour améliorer les conditions de vie des animaux pendant leur passage au refuge mais aussi faciliter le travail des salariés et des bénévoles. Ces améliorations auront un impact positif sur les visiteurs et futurs adoptants qui pourront constater le bon investissement des fonds collectés mais également faire connaissance avec leur futur compagnon dans un environnement serein avec des animaux pouvant montrer tout leur potentiel.

Mais il ne suffit pas de mettre des moyens sans limites et sans vision d’ensemble et d’avenir. La SPA a le devoir d’agir rationnellement, « en bon père de famille » avec l’argent que lui ont confié les donateurs et testateurs ! Nous ne pouvons raisonner dans le court termisme mais devons investir dans le moyen et long terme.

Par ailleurs, dans un Etat de droit, nous devons malheureusement composer avec les contraintes réglementaires ! Or nos refuges subissent de nombreuses contraintes : voisinage, permis de construire, installations classées, sécurité incendie, etc. Ces règles s’imposent à nous et nous devons apprendre à les gérer et à les anticiper car les conséquences de leur non respect pourraient être pires !

Il nous faut investir avant tout pour la sécurité des animaux et des personnes.

Nous allons également procéder à la rédaction d’un cahier des « bonnes pratiques » en matière d’aménagement et de construction d’un refuge en nous inspirant des situations et conditions matérielles qui ont démontré leur efficacité. Notre objectif est que le siège devienne à cet effet un collecteur des « bonnes idées » et solutions afin de les mutualiser et d’aider au mieux ceux qui réfléchissent encore. De même, le siège aura un rôle majeur pour soutenir et aider les refuges face à leurs contraintes réglementaires qui sont de plus en plus techniques et complexes et nécessitent des réponses précises et de spécialistes.

Ensuite nous dresserons un état des lieux, en reprenant notamment le plan de rénovation à l’œuvre, mais pas uniquement car nous souhaitons également réexaminer les situations avec notre propre objectivité.

Suite à cet état des lieux et selon les moyens disponibles, nous établirons un nouveau plan de rénovation qui définira les actions prioritaires à entreprendre selon plusieurs critères et notamment : la sécurité des animaux et des hommes, la vétusté des installations, les conditions d’hébergement et de confort des animaux, le confort des salariés et bénévoles, les conditions d’accueil des adoptants, etc.

 

Voilà le vaste projet que nous mènerons si nous sommes élus !

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